Aller au contenu

Le métier de taupier : chasseur de taupes, d'hier à aujourd'hui

Taupier, chasseur de taupes, piégeur de taupes : un vieux métier de campagne, jamais vraiment disparu. Ce qu'il était, ce qu'il est devenu, et ce qui distingue un professionnel d'un amateur.

En brefLe taupier est le spécialiste de la capture des taupes. Autrefois itinérant, payé à la journée ou à l'année par les fermes, il travaille aujourd'hui pour les particuliers, les agriculteurs et les collectivités. Aucun diplôme n'est exigé pour piéger, mais le gazage demande des certificats et un agrément.

Un métier de campagne très ancien

Pendant des siècles, le taupier allait de ferme en ferme, avec ses pièges, pour débarrasser prés et jardins des taupes. Le savoir-faire se transmettait de père en fils. Au XIXe siècle, un texte cité par l'Académie d'agriculture de France indique qu'il était payé « entre un franc et un franc cinquante » par jour, ou par un abonnement « de 15 à 20 francs par année » selon l'étendue du domaine et le nombre de taupes.

Le taupier breton, carte postale ancienne
Le taupier breton, carte postale ancienne. Photo : auteur inconnu, Public domain, via Wikimedia Commons

Les manuels de l'époque décrivent déjà l'essentiel du métier : chercher le « boyau principal », poser les pièges dans la bonne galerie, les passer à la flamme pour qu'ils ne gardent pas d'odeur. Ils racontent aussi des pratiques aujourd'hui interdites, comme les vers roulés dans la noix vomique (de la strychnine) ou les poireaux à l'arsenic.

Les peaux étaient vendues : le commerce de la fourrure de taupe a été important au début du XXe siècle (il fallait plusieurs centaines de peaux pour un manteau), avant de disparaître dans les années 1960-1970. Le métier a décliné avec lui, mais il n'a jamais disparu.

Ce que fait un taupier aujourd'hui

  • Il lit le terrain : buttes fraîches ou anciennes, alignements, sens de progression de la taupe.
  • Il trouve la galerie principale en sondant le sol entre deux buttes récentes.
  • Il pose ses pièges dans l'axe de la galerie, referme pour couper la lumière et l'air, et signale chaque piège.
  • Il relève et contrôle, recommence si une autre taupe occupe le terrain, et conseille sur la prévention.
  • Il sait faire la différence entre taupe, campagnol et musaraigne, pour ne pas piéger une espèce protégée ni traiter le mauvais animal.

Le détail des étapes : comment poser un piège à taupe.

Formation, certificats : ce qui est obligatoire

Pour le piégeage mécanique de la taupe, aucun diplôme ni agrément n'est exigé : la taupe n'est pas classée ESOD, et le régime d'agrément des piégeurs ne la concerne pas. Des formations existent néanmoins, par exemple d'une journée auprès des FREDON ou de groupements de défense sanitaire.

Le gazage est une autre affaire. Seuls deux produits au phosphure d'aluminium sont autorisés, en gamme professionnelle. Leur emploi exige un certificat de fumigateur délivré par la DRAAF après formation (valable cinq ans), le Certiphyto, l'agrément de l'entreprise et, en Centre-Val de Loire, une déclaration préalable de chantier 24 heures avant. Voir gazage des taupes : ce qui est permis.

Comment reconnaître un taupier sérieux

  • il vous explique sa méthode et vous annonce son prix avant de se déplacer ;
  • il ne propose pas de « produit radical » maison, ni de fumigène : ils sont interdits ;
  • s'il gaze, il peut montrer son certificat de fumigateur et son agrément ;
  • il vous dit honnêtement quand le problème n'est pas une taupe.

En Eure-et-Loir, Taupela fait intervenir un taupier professionnel installé dans le département, qui travaille au piège : taupier en Eure-et-Loir.

Des taupinières en Eure-et-Loir ? Le taupier s'en occupe

Piégeage dans les galeries actives, chez les particuliers, en prairie et sur les terrains de sport. Un SMS avec votre commune suffit : on vous rappelle et le tarif est annoncé avant le passage.

Questions fréquentes

Taupier et chasseur de taupes, c'est pareil ?

Oui. On dit aussi piégeur de taupes. Le mot « taupier » désigne aussi, en langage courant, le rat taupier, un campagnol : rien à voir avec le métier.

Faut-il un diplôme pour être taupier ?

Non pour le piégeage mécanique. Le gazage, en revanche, exige un certificat de fumigateur, le Certiphyto et un agrément d'entreprise.

Combien gagne un taupier ?

Il n'existe pas de chiffre fiable : la plupart des taupiers sont indépendants et leurs revenus dépendent de leur clientèle et de la saison. Les modes de facturation sont expliqués sur la page tarif.

Le métier de taupier existe-t-il encore ?

Oui. Des taupiers indépendants travaillent pour les particuliers, les agriculteurs et les collectivités ; certains groupements d'agriculteurs emploient même un piégeur à temps plein contre les taupes et les campagnols.

Sources

  1. Académie d'agriculture de France, A. Fougeroux, « L'art du taupier » (2026) : academie-agriculture.fr
  2. Ministère de la Transition écologique, arrêté ESOD 2026-2029 : motifs de la décision : consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr
  3. Assemblée nationale, question écrite n° 36743 (2005) : emploi du phosphure d'hydrogène contre la taupe : assemblee-nationale.fr
  4. DRAAF Centre-Val de Loire, déclaration préalable de chantier de fumigation taupe : draaf.centre-val-de-loire.agriculture.gouv.fr
  5. ANSES, décision d'autorisation PHOSTOXIN PELLET (2022) : anses.fr
  6. FREDON Normandie, fiche de formation « La lutte contre les taupes » : fredon.fr
  7. Parc naturel régional de l'Aubrac, recrutement d'un piégeur (2024) : parc-naturel-aubrac.fr
  8. Wikipédia, « Taupe d'Europe » (références Hulotte, Handbook of the Mammals of the World) : fr.wikipedia.org

Mis à jour le 25/10/2026 · Rédaction : Taupela, taupier en Eure-et-Loir.

Un problème de taupes ? SMS« Bonjour, j'ai besoin de vos services pour un problème de taupes » Envoyer