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  <title>Observatoire de la biodiversité du Nord et du Pas-de-Calais</title>
  <subtitle>Dossiers et actualités des milieux naturels des Hauts-de-France.</subtitle>
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  <updated>2026-07-18T00:00:00Z</updated>
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    <name>Observatoire de la biodiversité du Nord et du Pas-de-Calais</name>
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    <title>La migration des oiseaux sur la Côte d&#39;Opale</title>
    <link href="https://observatoire-biodiversite-npdc.fr/dossiers/migration-oiseaux-cote-opale/" />
    <updated>2026-07-08T00:00:00Z</updated>
    <id>https://observatoire-biodiversite-npdc.fr/dossiers/migration-oiseaux-cote-opale/</id>
    <content type="html">&lt;h2&gt;Un couloir de migration majeur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le littoral du Nord et du Pas-de-Calais occupe une position stratégique sur les grandes voies de
&lt;strong&gt;migration&lt;/strong&gt; de l&#39;Europe de l&#39;Ouest. Au &lt;strong&gt;cap Gris-Nez&lt;/strong&gt;, là où le continent se rapproche le plus des
côtes anglaises, des &lt;strong&gt;flux considérables d&#39;oiseaux&lt;/strong&gt; se concentrent au printemps et à l&#39;automne. Ce
resserrement géographique en fait l&#39;un des meilleurs points d&#39;observation de la migration en France.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Pourquoi les oiseaux migrent-ils ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La migration est une &lt;strong&gt;réponse aux saisons&lt;/strong&gt; : de nombreuses espèces se reproduisent au nord, où
l&#39;été offre des ressources abondantes et de longues journées, puis gagnent des régions plus clémentes
pour passer l&#39;hiver. Ce voyage, qui peut couvrir des milliers de kilomètres, est jalonné de &lt;strong&gt;haltes&lt;/strong&gt;
où les oiseaux se reposent et reconstituent leurs réserves de graisse.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Le rôle vital des haltes migratoires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#39;est ici que le territoire régional joue un rôle essentiel. Les &lt;strong&gt;estuaires, baies, marais et zones
humides&lt;/strong&gt; — baie de Canche, baie d&#39;Authie, marais audomarois, plaines maritimes — sont autant de
&lt;strong&gt;stations-service&lt;/strong&gt; naturelles. Un oiseau qui ne trouve pas de halte de qualité peut compromettre
tout son voyage. La &lt;strong&gt;conservation de ces milieux&lt;/strong&gt; dépasse donc les enjeux locaux : elle conditionne
la survie de populations d&#39;oiseaux à l&#39;échelle de tout un continent.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;encadre encadre--nature&quot;&gt;
  &lt;p class=&quot;encadre__titre&quot;&gt;Observer la migration&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;L&#39;automne (de la fin de l&#39;été à novembre) est une période propice pour observer le passage des
  oiseaux depuis le littoral, notamment par vent de secteur nord à ouest. Jumelles et discrétion
  suffisent : il s&#39;agit d&#39;observer sans déranger les oiseaux en escale, souvent épuisés.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2&gt;Des menaces qui pèsent sur les voyageurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les oiseaux migrateurs cumulent les risques : &lt;strong&gt;disparition des haltes&lt;/strong&gt;, dérangement, collisions,
dégradation des sites d&#39;hivernage et de reproduction, effets du &lt;strong&gt;changement climatique&lt;/strong&gt; sur le
calendrier des saisons et la disponibilité de la nourriture. Protéger les migrateurs suppose une
&lt;strong&gt;responsabilité partagée&lt;/strong&gt; entre tous les territoires qu&#39;ils traversent.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Ce que le territoire peut faire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Préserver et restaurer les &lt;strong&gt;zones humides&lt;/strong&gt;, garantir la &lt;strong&gt;tranquillité&lt;/strong&gt; des sites d&#39;escale,
maintenir des milieux ouverts et une bonne qualité d&#39;eau : autant d&#39;actions qui font du littoral des
Hauts-de-France un maillon fiable de la grande chaîne migratoire. Chaque site compte.&lt;/p&gt;
</content>
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  <entry>
    <title>Les zones humides, un patrimoine en sursis</title>
    <link href="https://observatoire-biodiversite-npdc.fr/dossiers/zones-humides-patrimoine-en-sursis/" />
    <updated>2026-07-12T00:00:00Z</updated>
    <id>https://observatoire-biodiversite-npdc.fr/dossiers/zones-humides-patrimoine-en-sursis/</id>
    <content type="html">&lt;h2&gt;Que sont les zones humides ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On appelle &lt;strong&gt;zones humides&lt;/strong&gt; les milieux où l&#39;eau, permanente ou temporaire, façonne les sols et la
vie : &lt;strong&gt;marais, tourbières, mares, prairies inondables, roselières, pannes dunaires, bords de cours
d&#39;eau&lt;/strong&gt;. Longtemps considérées comme des espaces insalubres à assécher, elles sont aujourd&#39;hui
reconnues comme des milieux &lt;strong&gt;essentiels&lt;/strong&gt;, parmi les plus riches en biodiversité.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Des services irremplaçables&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les zones humides rendent de nombreux &lt;strong&gt;services&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;elles &lt;strong&gt;régulent l&#39;eau&lt;/strong&gt;, en atténuant les crues et en soutenant les débits en période sèche ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;elles &lt;strong&gt;filtrent et épurent&lt;/strong&gt; naturellement l&#39;eau ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les tourbières &lt;strong&gt;stockent d&#39;énormes quantités de carbone&lt;/strong&gt;, jouant un rôle dans la lutte contre le
changement climatique ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;elles abritent une &lt;strong&gt;biodiversité exceptionnelle&lt;/strong&gt;, dont de nombreuses espèces protégées.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2&gt;Un réservoir de vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le Nord et le Pas-de-Calais, les zones humides accueillent une part importante des espèces
menacées : oiseaux comme le &lt;strong&gt;Busard des roseaux&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;Gorgebleue à miroir&lt;/strong&gt; ou la &lt;strong&gt;Cigogne
blanche&lt;/strong&gt;, amphibiens comme le &lt;strong&gt;Triton crêté&lt;/strong&gt;, libellules comme l&#39;&lt;strong&gt;Agrion de Mercure&lt;/strong&gt;, plantes
rares comme le &lt;strong&gt;Rossolis&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Liparis de Loesel&lt;/strong&gt; ou la &lt;strong&gt;Parnassie des marais&lt;/strong&gt;. Ces espèces
signalent des milieux fonctionnels et en bon état.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Des milieux en fort recul&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partout, les zones humides &lt;strong&gt;régressent&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;drainage&lt;/strong&gt;, comblement, urbanisation, intensification
agricole, extraction de la tourbe, pollution, enfrichement faute d&#39;entretien. Chaque mare comblée,
chaque marais drainé, c&#39;est une part de biodiversité et de résilience du territoire qui disparaît.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;encadre encadre--info&quot;&gt;
  &lt;p class=&quot;encadre__titre&quot;&gt;Agir, même à petite échelle&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Créer ou restaurer une mare, préserver une prairie humide, éviter de drainer un terrain gorgé
  d&#39;eau, limiter les intrants : à l&#39;échelle d&#39;un jardin, d&#39;une exploitation ou d&#39;une commune, chaque
  geste en faveur des zones humides compte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2&gt;Restaurer plutôt que subir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La bonne nouvelle, c&#39;est que les zones humides peuvent &lt;strong&gt;se restaurer&lt;/strong&gt;. Reconnexion des cours d&#39;eau,
remise en eau de marais, création de mares, gestion douce par fauche ou pâturage extensif : de
nombreuses actions permettent de &lt;strong&gt;redonner vie&lt;/strong&gt; à ces milieux. Le retour de la Cigogne blanche dans
les marais régionaux en est le symbole : quand le milieu redevient favorable, la vie revient.&lt;/p&gt;
</content>
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  <entry>
    <title>Cohabiter avec la faune sauvage au jardin</title>
    <link href="https://observatoire-biodiversite-npdc.fr/dossiers/cohabiter-faune-sauvage-jardin/" />
    <updated>2026-07-18T00:00:00Z</updated>
    <id>https://observatoire-biodiversite-npdc.fr/dossiers/cohabiter-faune-sauvage-jardin/</id>
    <content type="html">&lt;h2&gt;Le jardin, maillon de la biodiversité&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Additionnés, les jardins, balcons et espaces verts représentent une &lt;strong&gt;surface considérable&lt;/strong&gt;. Gérés
avec soin, ils forment un réseau de &lt;strong&gt;refuges&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;corridors&lt;/strong&gt; qui aident la faune à circuler et
à se nourrir, en complément des espaces naturels. Accueillir la biodiversité chez soi est à la portée
de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Des gestes simples et efficaces&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Laisser un coin sauvage&lt;/strong&gt; : une zone d&#39;herbes hautes, un tas de bois ou de feuilles, offre gîte
et nourriture à quantité d&#39;insectes, hérissons et amphibiens.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Renoncer aux pesticides&lt;/strong&gt; : ils appauvrissent la chaîne alimentaire, des insectes aux oiseaux.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Fleurir avec des plantes locales et mellifères&lt;/strong&gt; pour nourrir abeilles sauvages et papillons.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Créer une mare&lt;/strong&gt;, même petite : c&#39;est l&#39;un des aménagements les plus riches pour la biodiversité
(libellules, amphibiens, oiseaux venant boire).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Installer des abris&lt;/strong&gt; : nichoirs, gîtes à insectes, tas de pierres, en veillant à leur bon
entretien.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Limiter l&#39;éclairage nocturne&lt;/strong&gt;, néfaste aux insectes et aux chauves-souris.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2&gt;Comprendre plutôt que craindre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d&#39;animaux souffrent de &lt;strong&gt;réputations infondées&lt;/strong&gt;. Les &lt;strong&gt;chauves-souris&lt;/strong&gt; dévorent chaque nuit
quantité d&#39;insectes et ne présentent pas de danger pour l&#39;habitant ; les &lt;strong&gt;couleuvres&lt;/strong&gt;, inoffensives,
régulent les rongeurs ; le &lt;strong&gt;hérisson&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;crapaud&lt;/strong&gt; sont de précieux auxiliaires du jardin. La
plupart des animaux sauvages &lt;strong&gt;fuient l&#39;homme&lt;/strong&gt; et ne demandent qu&#39;à passer inaperçus.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;encadre encadre--info&quot;&gt;
  &lt;p class=&quot;encadre__titre&quot;&gt;Un animal en détresse ?&lt;/p&gt;
  &lt;p&gt;Face à un animal sauvage blessé ou à un jeune apparemment seul, mieux vaut ne pas le manipuler et
  contacter un centre de sauvegarde de la faune sauvage ou une structure naturaliste : un jeune n&#39;est
  souvent pas abandonné, et une intervention inadaptée peut lui nuire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;h2&gt;Et pour les espèces protégées ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses espèces qui fréquentent nos jardins — chauves-souris, hérisson, oiseaux, amphibiens,
reptiles — sont &lt;strong&gt;protégées par la loi&lt;/strong&gt; : il est interdit de les tuer, de les capturer ou de détruire
leurs abris. En cas de travaux (rénovation de toiture, abattage d&#39;arbre, comblement de mare)
susceptibles d&#39;affecter ces espèces, il est recommandé de se renseigner et de &lt;strong&gt;décaler&lt;/strong&gt; l&#39;opération
hors des périodes sensibles. Cohabiter, c&#39;est d&#39;abord &lt;strong&gt;connaître et respecter&lt;/strong&gt; le vivant qui nous
entoure.&lt;/p&gt;
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